Rémy Rioux est pressenti pour prendre la tête de la Cour des comptes. Et, pour avoir servi un temps dans cette institution, je sais ce que cela implique. Avec cette nomination, la Cour des comptes ne serait plus un contre-pouvoir : elle deviendrait un complice. Rémy Rioux fut directeur de cabinet de Pierre Moscovici sous François Hollande. À croire qu’Emmanuel Macron a fait vœu de ne nommer que des socialistes à la tête des principales institutions du pays. Rémy Rioux est à la tête de l’Agence française de développement depuis dix ans. Il l’a endettée à hauteur de 60 milliards d’euros, malgré les milliards que nous lui avons confiés chaque année. Cette dette ne l’empêche pas de dormir ! Tous les ans, cet homme réclame des crédits supplémentaires pour les dilapider dans le monde entier, alors que la France est en situation de faillite. Il a doublé ses effectifs en dix ans (2 800 agents publics à l’Agence française de développement) et se fait actuellement construire un nouveau siège somptuaire de 50 000 m² en plein Paris. Le coût ? 1 milliard d’euros. Pourtant, c’est cet homme qu’Emmanuel Macron envisage de nommer à la Cour des comptes. C’est ainsi que les nations se ruinent : en confiant la clef du coffre à ceux qui l’ont vidé.