Nous venons d’apprendre que la DGFiP a subi une cyberattaque d'une ampleur ampleur inédite. Près de 700 000 dossiers fiscaux volés. C’est le 2ème piratage des impôts en 2026 et c’est un scandale d’État. État civil, adresse, téléphone, email, situation familiale, numéro fiscal, revenu fiscal de référence et même l’historique de vos échanges avec le fisc. Voilà ce que les pirates ont désormais entre les mains. La DGFiP, l’ANSSI et le ministre chargé du numérique doivent des explications aux Français. Immédiatement. Qui est concerné ? Quelles mesures vont être mises en place pour protéger les victimes ? Pourquoi communiquer mi-août sur une attaque survenue en juin ? Nous finançons, via nos impôts, l’ANSSI (l’agence nationale chargée de protéger les systèmes d’information de l’État). Nous pensions naïvement que la seule chose que maîtrisaient sans bavure les technocrates de Bercy, c’était nous prendre notre argent pour le dépenser à notre place. Raté. Cet État incapable de protéger nos données les plus sensibles est le même qui cherche à imposer une vérification d’identité sur les réseaux sociaux avec l’interdiction des réseaux aux moins de 15 ans, mesure que presque toute la classe politique a laissé passer, dont le RN, et que le Conseil constitutionnel vient de censurer. Cela centralisera encore davantage nos informations personnelles auprès d'institutions incapables de les protéger. À quelques semaines de la facturation électronique obligatoire, cette énième cyberattaque doit nous obliger à repenser totalement notre politique de souveraineté et de sécurité numérique.