Je ne regrette pas que Les Écologistes aient décliné le rendez-vous de François Bayrou à Matignon, car j’en ai assez entendu ce soir pour toute la semaine à venir. Il distribue des tapes sur les mains des Français qu'il accuse d'être responsables de la dette et de s'en moquer. Il est irrespectueux avec les oppositions, maintenant en dépit de la réalité qu'il n'a pas pu nous joindre parce que nous étions "en vacances" (c'est toujours faux). Il traite par le mépris et la désinformation toutes les propositions qui ne viennent pas de lui, comme la taxe Zucman (dont il invente l'inconstitutionnalité), que Les Écologistes ont fait adopter à l'Assemblée nationale. Il se montre moqueur voire agressif avec les journalistes qui ont l'outrecuidance de le mettre face à ses contradictions. Il nous révèle que l'alternative à la suppression de deux jours fériés est le passage aux 36h. Il est prêt à aller sur le terrain eurosceptique du RN alors qu'il a construit toute sa carrière politique sur le contraire. Il est tellement confus dans ses explications que c'en est presque malaisant. Il n'a jamais un mot pour le défi climatique. François Bayrou ne veut peut-être pas dire au revoir aux Français, mais pour le bien et la santé mentale de tout le monde, il va pourtant le falloir. Ce soir, il a ressassé une nouvelle fois son image de la France qui serait un bateau à la coque percée. Ce qui est sûr, c’est que toute son interview était un naufrage.