Aujourd'hui est une journée importante. La France va enfin reconnaître l’État palestinien. Cette décision tardive ne va évidemment pas stopper le génocide en cours. Mais les symboles comptent, et je considère celui-ci à sa juste valeur, après l'avoir tant réclamé. Et puisque l'on parle de symboles, je me réjouis de voir des dizaines de villes suivre l'exemple écologiste et afficher le drapeau palestinien sur leur mairie, malgré les pressions déplacées de Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur démissionnaire qui n'a pas trouvé d'affaire courante plus urgente à gérer. Comme souvent, les villes écologistes ont montré l'exemple. À Besançon, @Anne_Vignot a été harcelée l'été dernier par le préfet puis la justice pour faire retirer le drapeau palestinien du parvis de sa mairie. Je veux aujourd'hui saluer à nouveau son courage. Elle était du bon côté de l'Histoire, et les maires qui l'imitent aujourd'hui le sont également. Parce que contrairement à l'armée israélienne, un drapeau palestinien sur le fronton d'une mairie n'a jamais tué personne.