Sur la route entre Cannes et l’Espagne, je suis passée sur l’exploitation de Jean-Noël Falcou, agrumiculteur bio, où j’ai aussi rencontré Gilles Pérole, adjoint à Mouans-Sartoux ! Sur ce territoire, le réchauffement climatique produit ses effets depuis un moment maintenant. Sécheresses plus fréquentes, tensions sur l’eau et hausse des températures imposent déjà de s’adapter. Jean-Noël Falcou a choisi d’anticiper plutôt que de subir : sur son exploitation d’agrumes, il adapte ses cultures aux conditions des prochaines décennies (+3°C d’ici 30 ans), réduit sa consommation d’eau et d’intrants, et vise l’autonomie énergétique grâce au solaire. On a aussi échangé sur la proposition de congé climatique que j’ai faite en vue de 2027 et qu’il trouve intéressante en tant que personne concernée ! Mais comme l’agriculture dans le sud est déjà concerné par les chaleurs extrêmes chaque année, il a en réalité déjà eu l’occasion de mettre en place des pratiques intéressantes pour adapter son métier. On a donc mis en commun nos idées pour mieux avancer : c’est comme ça qu’on fonctionne chez les Écologistes :) À Mouans-Sartoux, territoire exemplaire en matière d’alimentation durable (restauration scolaire 100% bio, moins de produits transformés et plus de produits locaux), on a enfin échangé sur un enjeu souvent invisible mais essentiel : le logement des agriculteurs·rices. Dans des territoires où le foncier est très cher, il devient extrêmement difficile pour les agriculteurs·rices de se loger à proximité de leurs exploitations. D’où l’idée évoquée de pouvoir expérimenter dans les zones sous tension, la réservation de logements sociaux pour les agriculteurs·ices en activité. La preuve que des solutions existent. Il suffit de les soutenir ! 🌻