Cette année, la commémoration de l'assassinat de Dominique Bernard à Arras prend forcément une tournure particulière. Ce professeur est mort assassiné par un terroriste islamiste en voulant protéger ses élèves. C'est évidemment un héros, et c'est en même temps le symbole de tous·tes ces professeur·es qui se dévouent au quotidien pour un idéal plus grand que nous, celui de l'école républicaine. Mes premières pensées vont bien sûr à lui, à toutes les victimes de cet attentat et à leurs proches. Mais je veux que nous pensions aussi à toute la communauté éducative qui se sent encore aujourd'hui en danger dans son travail, comme le drame d'Aubagne l'a tragiquement rappelé hier. L'école doit rester un sanctuaire et les mineur·es être mieux encadré·es pour prévenir l'embrigadement par des idéologies violentes.