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Marine Tondelier

2026-10-15 20:01 original

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du deuil périnatal. C’est un sujet encore TABOU, alors qu’il concernera 1 femme sur 3 dans sa vie. Et comme on n’en parle jamais, on se sent très seule quand ça nous tombe dessus. Cela concerne les fausses couches, précoces ou tardives : il n’y a pas de seuil à partir duquel la douleur ou le deuil deviennent légitimes. Et cela a été mon cas. Deux fois. On parle d’ailleurs de fausses couches, alors que ces drames sont bien réels : on devrait parler d'interruptions spontanées de grossesse. Mais cette expression est beaucoup moins connue, alors on fait avec l’autre, même si elle nous fait mal.   Le deuil périnatal concerne aussi les interruptions médicales de grossesse (IMG). La mort d’un bébé in utero. Ou encore le décès d’un bébé à la naissance ou peu après (beaucoup de Françaises et de Français ne l'ont pas en tête mais cela se produit plus de 7000 fois par an). Alors vous pouvez compter sur nous pour changer les mentalités sur ce sujet. Nous voulons un parcours médical et psychologique continu pour les victimes sur tout le territoire. L’accès facilité à des psychologues formé·es au deuil périnatal doit être une priorité. Nous créerons une plateforme nationale d’information sur les arrêts spontanés de grossesse et le deuil périnatal, pour que tout le monde puisse entre autres connaître ses droits. Et parce que l’information doit commencer dès l’école, nous voulons que dès les cours de SVT, on enseigne aux enfants qu’une grossesse n’aboutit pas systématiquement à une naissance, et que des arrêts spontanés peuvent survenir naturellement. Le but n’est pas de banaliser la perte mais de mieux préparer et informer, pour in fine réduire la culpabilité. Ces quelques mesures font partie du livret thématique sur la santé reproductive et sexuelle que nous avons sorti juste avant mon accouchement. Je suis fière d’être la candidate d’un parti qui a décidé de mener un vrai travail de fond sur ce sujet qui concerne tant de femmes. D’un parti dont une députée (@MC_Garin) a porté à l'Assemblée la création d'un "congé fausse couche" pour les femmes qui en subissent. Et je compte bien continuer de mettre ce sujet à l’agenda de la campagne. Qui sait, peut-être que ça incitera d’autres candidat·es à en parler ? En attendant, si vous êtes malheureusement concernée en ce moment, voici quelques contacts utiles que j’emprunte à Nous Toutes. Association Naître et Vivre, pour les parents ayant perdu un·e enfant (pendant la grossesse et jusqu’à l’âge de 3 ans) : 01 47 23 05 08 / contact@naitre-et-vivre.org Association SPAMA, pour les parents confronté·es à la fin de vie de leur "tout-petit" et à la traversée du deuil périnatal : 07 87 85 37 81 / contact@association-spama.com Et courage à vous. Vous n’avez pas à garder le silence. Vous n’avez pas à avoir honte. Vous n’avez pas à vous sentir coupable. J’ai lu beaucoup de publications toute la journée de femmes et de parents qui témoignent courageusement de leur histoire. Je voulais dire à celles et ceux qui ont traversé cette épreuve qu’elles et ils ne sont pas seul•es.