L’allongement de la rétention administrative des étrangers jugés dangereux censuré par le Conseil constitutionnel, car contraire au « principe selon lequel la liberté individuelle ne saurait être entravée par une rigueur qui ne soit pas nécessaire ». Outre que l’on peut s’interroger sur une décision qui refuse de considérer que la sécurité des Français s’impose au principe de sauvegarde de la liberté de délinquants et criminels étrangers, il n’en reste pas moins que la durée de rétention administrative des étrangers en situation irrégulière, jugés dangereux, ne règle pas le problème des États récalcitrants à délivrer des laissez-passer consulaires pour récupérer leurs ressortissants indésirables. La balle est donc désormais dans le camp du gouvernement. Il est plus que temps de sortir des postures pour contraindre ces pays à se plier au droit international par des sanctions et des mesures de rétorsion politiques, économiques et diplomatiques.