Les victimes et leurs familles en ont assez de se payer de mots. Ce qui est inqualifiable et insupportable, c’est la banalisation des atteintes à l’intégrité physique. Il faut ôter au plus vite de l’esprit de certains mineurs, que l’impunité pénale équivaut à une impunité morale, que l’on peut frapper quelqu’un, le voler, attenter à sa vie sans qu’il n’y ait de conséquences. La responsabilité du pouvoir est de mettre fin à l’angélisme et à la culture de l’excuse qui nourrissent cette violence du quotidien.