Aujourd'hui, de la place d'Italie à la Bastille, Paris marche. Paris danse, Paris chante, Paris revendique. Parce que la fierté n'est pas seulement une fête : c'est un combat. Et ce combat est le nôtre. Il y a un peu plus d'un an, j'étais à Budapest, où Viktor Orbán avait interdit la Pride. Il avait changé la loi et autorisé la reconnaissance faciale pour ficher celles et ceux qui oseraient défiler. Nous avons marché quand même, par dizaines de milliers, venus de toute l'Europe. Et au printemps, les Hongrois l'ont renvoyé. Cette année, la Pride de Budapest a défilé librement. Retenons la leçon. Voilà ce qu'est l'extrême droite au pouvoir. Ce qui s'est passé à Budapest peut se passer ici. Si Marine Le Pen l'emporte en 2027, nos droits ne seront plus des acquis. Ils deviendront des cibles. Ailleurs, la répression continue. En Turquie, depuis la mi-septembre, le régime d'Erdogan mène une vague d'arrestations contre les personnes LGBT+ : des dizaines de militantes et de militants interpellés, des associations perquisitionnées, leurs sites et leurs réseaux sociaux censurés. Tout cela au nom de la «protection de la famille ». C'est l'État de droit, l'égalité et la dignité humaine qui sont piétinés. Alors nous voulons financer durablement les associations qui accueillent, protègent et accompagnent, chaque jour. L'égalité, c'est aussi la santé et la prévention. Le VIH par exemple n'a pas disparu : plus de 5 000 personnes ont découvert leur séropositivité en 2024, souvent trop tard. Et que fait le gouvernement ? Il décide que la campagne nationale de prévention du 1er décembre n'est pas une priorité cette année. C'est une faute. On ne fait pas d'économies sur la prévention. Je demande qu'il revienne sur cette décision. Alors marchons. Pour celles et ceux qui ne le peuvent pas. Pour que l'égalité soit un droit, partout.