Quand on voit les violences ici et partout dans le monde, les violences faites aux femmes, on se dit que les pouvoirs, exclusivement masculins ne favorisent pas les apaisements et la construction de solutions de paix et de respect. La plupart des hommes de pouvoir qui entourent les leaders font obstacle à l’entrée dans ce «cercle des hommes blancs» d’une femme qui est leur égale ( comme je l’ai raconté dans mon livre -ce que je peux enfin vous dire-) Parce qu’ils ne veulent pas perdre une miette de leur pouvoir d’influence et craignent la diversité des points de vue. En faisant cela ils isolent leur leader, lui font faire des erreurs en l’enfermant dans une seule façon de pensée, en exerçant un rapport de force. Mais étant dans les cercles techno du pouvoir ils n’auront jamais de compte à rendre de leurs erreurs devant l’opinion. Leur leader, si. Et le pays devra supporter des décisions arbitraires sans savoir d’où elles viennent. J’ai pu observer ces mécanismes dans les gouvernances qui, à un moment déraillent car quelques hommes sans mandat électoral décident, dans le clair-obscur d’un bureau en prenant prétexte de l’urgence et du fait qu’ils savent mieux que le peuple ce qui est bon pour lui… Le défi actuel de la reconquête de légitimité démocratique c’est l’efficacité de décisions concrètes et justes, et le changement de méthode en utilisant une diversité de points de vue, qui permet d’atteindre : le discernement, la valeur-clef de la bonne gouvernance. Je l’ai longuement analysée dans Résilience française ( Ed de l’observatoire )