Le #8mai n’est pas uniquement une victoire militaire. C’est la mémoire d’un peuple français et celle de plusieurs pays amis, qui au prix de sacrifices immenses ont repoussé la barbarie. Cette commémoration résonne avec une gravité particulière au moment où les guerres embrasent de nombreuses villes et villages dans le monde et que des millions d’enfants vivent sous la menace des bombes, de l’exil, de la peur, et subissent la mort, les blessures, la terrible solitude de familles déchiquetées. En regardant le passé agissons pour le présent : nous avons le devoir de transmettre un monde en paix aux jeunes générations et à celles qui suivent. À ne pas leur voler leur avenir. À leur transmettre l’espoir que l’humanité peut encore choisir la négociation sur le rapport de force, la coopération sur la domination, le droit sur la force prédatrice. La vraie fidélité aux générations qui se sont sacrifiées pour libérer l’Europe, sans oublier les soldats venus d’Afrique si maltraités (et le recueillement à Sétif pour les 45.000 victimes des massacres du 8 mai était attendu et n’est que justice), ne consiste pas seulement à se souvenir. Mais à se demander avec franchise : quel monde sommes-nous en train de laisser à nos enfants ? Et que fait-on pour changer de destin ? Car la paix n’est pas un monument du passé. Elle nous apprend que toutes les guerres étaient évitables si les engrenages de guerre étaient stoppés avant, par des dirigeants porteurs de puissance de paix et force de barrage aux prédateurs virilistes toxiques et meurtriers. Oui, la paix n’est pas un monument du passé, c’est une responsabilité exigeante d’aujourd’hui. Soyons du bon côté de l’histoire, en construisant une nouvelle puissance diplomatique de la France qui, appuyée sur notre dissuasion nucléaire, pèserait bien plus fort dans les efforts de médiation et qui entendrait la détresse des peuples