J'ai dit que l'islam n'était pas compatible avec la France. Manifestement M. Chems-Eddine Mohamed Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a souhaité me répondre. Alors pour commencer, il faut rappeler qui il est : financé par le gouvernement de l'Algérie, soumis aux Frères musulmans, il a néanmoins ses entrées au sein du gouvernement français et dans les médias. Il y a trois semaines, ce monsieur a tellement choqué ses fidèles quand il a dit « il est anormal qu'un musulman soit antisémite » qu'il a été obligé de produire un communiqué dans lequel il expliquait (en arabe) qu'il fallait savoir parler « aux Européens », qu'il y a certaines choses qu'il ne pouvait pas dire... Il continue en leur assurant qu'il n'a jamais qualifié le Hamas de terroriste et que son objectif est de « changer les choses en profondeur en Europe » ; « d'agir sur les politiques des gouvernements européens ». Dans ce communiqué, il écrit « ils » pour désigner « les Européens » et « nous » pour désigner les musulmans. Il conclut par un gage de sincérité avec un rappel de son attachement au combat du FLN contre la France... Et l'on apprend dans cette même interview qu'Emmanuel Macron demande justement à cet imam d'aller s'exprimer devant les élèves des lycées avec l'appui d'Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois et bâtisseur de mosquées patenté. Autant carrément laisser le sujet à Tariq Ramadan !