Monsieur Édouard Philippe, Je croyais que l’éminent conseiller d’État que vous êtes respectait scrupuleusement le principe de non-discrimination entre citoyens français. Si vous jugez le droit du sol, le droit d’asile, et le regroupement familial nocifs pour Mayotte, pourquoi ne pas les supprimer en métropole ? Si vous considérez, au contraire, que le respect des grands principes et de la jurisprudence du Conseil constitutionnel doit être garanti quoi qu’il en coûte, pourquoi en priver nos compatriotes mahorais ? La situation de Mayotte n’est pas plus tragique que celle de la métropole : là-bas comme ici, une invasion migratoire provoque le grand remplacement de la population française, entraînant sa cohorte de violence et de pauvreté. Alors, allez au bout de ce que vous avez découvert, même tardivement. Ne vous contentez pas de faire un coup politicien, osez l’audace et la cohérence. L’entre-deux n’est pas moins nuisible que le « en même temps ».