Un article de Mediapart révèle comment la hiérarchie du renseignement demande de mettre en cause LFI en sachant que ce n'est pas vrai ! https://t.co/7RSW6T8JLt https://t.co/XVN7FnxFwh
Jean-Luc Mélenchon
Candidat de la @FranceInsoumise à l’élection présidentielle de 2027. Co-président de @i_laboetie. JLM ne tweete pas en personne.
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De quel groupuscule menaçant la présidentielle parlait S. Lecornu ce matin ? Il n'a pas répondu. Mais voici qu'il invoque l'usage d'un pouvoir qui n'est pas le sien, mais celui du président : le recours à l'article 16 de la Constitution qui suspend les libertés constitutionnelles pour une durée de six mois... Comme si tous les moyens pour « rétablir » l'ordre détruit par sa politique étaient les bienvenus... Quelle autorité encore indépendante va-t-elle se préoccuper d'une telle énormité ou bien est-il déjà acquis que la macronie dispose des pleins pouvoirs d'accuser et de menacer sans limite ?
🔴️️️️️️ Ce mardi 20 octobre, rendez-vous à 19h15 pour suivre en direct une conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique. 👉️️️️️️ Le direct sur Youtube : https://t.co/ui1L6yyCZl https://t.co/dPSK3t1TUR
Sébastien Lecornu annonce qu'un mouvement de l'ultragauche veut mettre en cause l'élection présidentielle. En tant que candidat, j'exprime mon étonnement, car je n'ai pas entendu qui que ce soit parler de cela, ni en privé ni en public, ni dans aucun mot d'ordre de manifestation où que ce soit. Si le Premier ministre n'est pas un menteur ni une personne qui veut organiser le désordre, il doit nommer et prouver son accusation. Sinon, qu'il s'excuse, se taise et cesse d'attiser le désordre comme il le fait, lui, le préfet de police de Paris et le ministre de l'Intérieur, qui a eu au moins la classe de proposer sa démission.
Laurent Nunez et les chefs de la police ont fait preuve d'une incompétence totale. Le préfet de police a mis trois jours pour accepter un parcours. Avant même le début de la manifestation sur la place de la République, l'accès était impossible. Les gens ont été éparpillés. Le point d'arrivée sur la place de Clichy était trop petit. Quant aux grenades de désencerclement, leur utilisation est une abberation. Des personnes sont mutilées par la police.
L'histoire sert de leçon. À chaque moment de tension, les dirigeants comprenaient où était le point d'équilibre. Quand Malik Oussekine est mort, Chirac a décidé de retirer totalement le projet de loi Devaquet qui venait d'être adopté. Suite à la mobilisation contre le contrat première embauche (CPE), Chirac a retiré le projet de loi. Nous sommes dans une crise de régime. Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale et n'a pas respecté le résultat des urnes. Le respect porté à un pouvoir est sa légitimité. Le principe de la démocratie est d'accepter de perdre.
Je dois répondre d'une stratégie que je n'ai jamais approuvée. Je suis obligé de me sentir solidaire de ces milliers de personnes dans la manifestations qui se sont retrouvés gazées, attaquées de tous les côtés, matraquées. J'ai dit ce que j'avais à dire : je soutiens le mouvement de la jeunesse et des étudiants et leurs revendications.
Ce mouvement est le résultat de dix années désastreuses où le Président Macron a désorganisé l'État et les services publics. Je vois ce qu'il est possible d'éviter, ce qu'il est possible de bien diriger. Notre jeunesse a besoin qu'il y ait une bonne fin à cette séquence. Ses revendications doivent être entendues. Monsieur Macron doit accepter les 10 milliards pour la jeunesse. Nous parlons de notre futur à tous.
Il y a la possibilité de réorganiser la vie et de la faire aller dans une direction positive. Nous sommes à peu près tous d'accord pour dire que les revendications sont fondées. Quand on parle de la vie chère, il s'agit de 9 millions de personnes qui sont dans la pauvreté, de gens qui ne mangent plus à leur faim et qui sont enfermés chez eux parce qu'ils ne peuvent plus sortir à cause du prix de l'essence.
La vie du pays est engagée dans un moment délicat et compliqué. Nous avons besoin de contrôle collectif. Répondez à la vie chère en bloquant les prix. Répondez à la jeunesse en mettant 10 milliards et en supprimant Parcoursup. Répondez à la détresse des commerçants dont les boutiques ont été pillées en leur versant les sommes nécessaires. Il est dit dans la loi que c'est l'État qui est responsable de la tranquillité dans les cas où elle est mise en péril par ce type d'actions.
Le président joue le pourrissement. Il prend la parole ce soir car il s'en va pour quatre jours dans le Golfe demain. Il nous laisse, pendant ces quatre jours, entre les mains de Nuñez, de Lecornu et de gens qui sont des spécialistes de la pagaille organisée. Nous avons besoin de maîtrise de la situation.
La date du 17 octobre est connue depuis le début du mois de septembre et rien n'est prévu. Le ministre Nunez a organisé les services de renseignement dans notre pays et il n'a rien vu ? Quel amateurisme ! https://t.co/46HglrzGfi
Voici mes trois demandes : • Bloquer les prix pour répondre à l'urgence sociale • Supprimer Parcoursup • Lancer une indemnisation publique des commerçants touchés M. Lecornu, vous devez donner satisfaction aux revendications. https://t.co/OYfroU5niu
Je suis plein d'espoir car la jeunesse est extraordinaire. Dans les années 1990, on vendait aux jeunes le rêve d'être milliardaire. Désormais, on a vu réapparaitre une aspiration écologiste et collectiviste, notamment chez les jeunes. Mon inquiétude, ce sont les gens qui nous dirigent. Je ne voudrais pas qu'ils convainquent la jeunesse de notre pays qu'aucune voie démocratique et légale ne mène nul part. Il faut que la vie démocratique normale puisse avoir lieu.
Le couvre-feu et l’état d’urgence ne sont pas des solutions. Admettons que l’état d’urgence soit décrété. Comment sera-t-il respecté ? Un ordre qui n’est pas applicable ne sert à rien. Il créerait un désordre encore plus grand et désespérerait les 250 000 policiers et gendarmes. Il faut régler la cause de la situation en répondant aux revendications.
Nous ne dirigeons pas le mouvement populaire. Il se dirige lui-même par ses syndicats et ses assemblées. Depuis trois semaines, les députés et élus insoumis s’interposent face aux violences policières. C’est là notre rôle. Avec les syndicats de jeunes et de salariés, nous avons besoin d’un cadre unitaire pour fixer des orientations et des dates.
M. Macron, il faut répondre à la demande populaire : • Bloquer les prix pour répondre à l'urgence sociale. • Supprimer Parcoursup. • Inscrire au budget les 10 milliards demandés par les lycéens et étudiants pour satisfaire leurs revendications. • Lancer une indemnisation publique des commerçants touchés.
Le fond de l’affaire, ce sont les revendications. Les gens n’en peuvent plus de la vie chère. La situation des lycéens et des étudiants est infernale. Ce sont les souffrances populaires qui sont au cœur de la situation. https://t.co/IOt09RFE6X
Nous devons maintenir une capacité de discernement et de sang-froid. N'écoutez pas le discours du Premier ministre qui demande de choisir son « camp ». Le mot est détestable. Le choix se fait entre une population et sa jeunesse, plongées dans une crise profonde, et un gouvernement qui utilise toujours les mêmes méthodes : le pourrissement et une violence aveugle. Le gouvernement est seul responsable. Il n'a pas su organiser le maintien de la tranquillité publique.
Ce dimanche 18 octobre, rendez-vous à 18h30 sur LCI. https://t.co/1wWXV70fCy
À minuit, tout ce que Lecornu trouve à dire c'est « c'est la faute à LFI ». Quel lamentable politicien. Il est le responsable du chaos qu'il a méthodiquement préparé par incompétence ou par stratégie du pire pour susciter un parti de l'ordre qui fasse oublier son échec dans les finances publiques. Ce genre de commis de Macron ne comprend rien à l'état du pays et de la population. Et il s’étonne du résultat de son aveuglement.
Monsieur Lecornu, Vous avez joué avec le feu. En comptant sur le pourrissement, vous n'avez réussi qu'à solidariser toute la jeunesse et les syndicats de salariés. Puis vos consignes de répression sauvages révélées par le Canard enchaîné ont déclenché une mobilisation sans précédent du pays. En vous enfermant dans une polémique politicienne avec moi, vous montrez que vous n'êtes pas un homme d'État. Juste un commis qui est en train de provoquer une crise de régime. Vous ne vous rendez pas compte de vos dégâts ? Vous n'avez rien de mieux à faire que cette querelle politicienne et ces leçons de morale à cette heure ? Quant aux policiers, vous devriez vous interroger : ce pouvoir a organisé le désordre par ses décisions aberrantes et incompétentes. Il vous abandonnera à la première occasion.
Dans Paris, le commandement aberrant a ouvert la porte au chaos. Les chefs ne savent plus que faire, la troupe a peur et se déchaîne. Je ne sais pas qui entendra ma voix dans de telles circonstances, mais mon message est clair : ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, le saccage. Quelles que soient les responsabilités du pouvoir et de ses incompétents et leurs violences, nous devons refuser de participer à des actions sans signification politique et contraire à nos méthodes.
Exemple de provocations policières ordonnées par des commandements incompétents : à Toulouse, ils ont sciemment visé la banderole du carré de tête syndical ! 4 syndicalistes particulièrement touchés (dont les SG CGT et FSU) : grenade de désencerclement dans les pieds et lacrymos directement dans la figure. Tout est fait pour créer le désordre.
Pour finir, le préfet de police a oublié de sécuriser l’Élysée... Bravooo. Face à ce genre d'amateur facilitant le désordre, l’immense majorité du peuple venu massivement dans la rue pour crier ses revendications est restée pacifique et déterminée. Les gens : rétablissez notre image. Partagez vos photos, pancartes, foules, chants ! Les réseaux sont plus forts que les médias. Ils veulent nous montrer en voyous, montrez que ce sont des manipulateurs !